Sortie Quad fin d’année 2011

Biodiversité : les jachères apicoles


L’abeille joue un rôle primordial dans le maintien de la vie sur terre. Elle assure la pollinisation de plus de 84 % des végétaux et participe à la production de 85 % environ des fruits et des légumes.
Les monocultures, la disparition des haies, l’urbanisation, les pesticides, fragilisent la survie des insectes pollinisateurs, qui ne trouvent plus, dans certains territoires, des sources de pollen suffisantes et diversifiées.
QU’EST CE QU’UNE JACHERE APICOLE ?
Les jachères apicoles ont pour objectif de participer au renforcement d
es populations d’insectes butineurs en leur assurant des approvisionnements plus réguliers en pollen de bonne qualité (et accessoirement en nectar). Elles ont été initiées à partir de l’expérience de Philippe Lecompte, apiculteur bio qui a lancé les premières jachères apicoles dès 1992. A cette époque, le gel des terres est mis en place dans le cadre de la Politique Agricole Commune, Philippe Lecompte va chercher à exploiter ces hectares inutilisés pour des bénéfices environnementaux.
En mettant en place la première jachère mellifères, il a déjà conscience que l’amélioration de la diversité florale est une condition essentielle du repeuplement des colonies d’abeilles. Il constate maintenant un meilleur équilibre nutritionnel de ses abeilles et une hausse de production de miel dans ses 400 ruches.
LA JACHERE APICOLE, LES POINTS ESSENTIELS :
1.GARDEZ UN COIN DE PRAIRIE DANS VOTRE JARDIN
La première pratique à mettre en œuvre est de limiter les espaces bétonnés. Ensuite on peut mettre en œuvre une tonte différenciée : cela consiste à adapter la fréquence et la hauteur de coupe à l’usage des différentes parties du jardin, selon qu’elles sont plus ou moins fréquentées. De façon générale, la biodiversité va s’accroître dans les zones où la hauteur de coupe est augmentée.
Enfin, il est possible de multiplier encore la diversité des espèces fréquentant votre jardin en multipliant le type de micro-habitats (mare, tas de bois, muret de pierre sèches…).
2. FAITES FLEURIR LA BIODIVERSITE !
Il s’agit de semer des cultures interressantes pour les abeilles (colza, tournesol, luzerne…). Cette diversification des sources de pollen dans les jardins répond à un vrai besoin des insectes butineurs. L’exemple des abeilles est particulièrement significatif : en effet, des butineuses qui ont eu une alimentation en pollen, et donc en protéines , en qualité et en quantité suffisante, vont être capable de vivre 20 à 30 jours de plus que des butineuses à l’alimentation pollinique insuffisante et/ou carencée (25 jours en moyenne sur une durée de vie de 5 semaines en saison).
Liste des espèces herbacées préconisées par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles pour les sols secs / calcaires :http://www.jacheres-apicoles.fr/gallery_files/documents/herbacees_sols_secs.pdf
3. LES HAIES REFUGES DE LA BIODIVERSITE
Il ne faut pas hésiter à reconnaître aujourd’hui que les haies mono-spécifiques de thuya, à la mode à une époque, sont loin d’être très bénéfiques pour la biodiversité. Elles ne proposent aucun pollen ou nectar et présentent une végétation trop dense pour inciter les oiseaux à y nicher.
Deux recommandations principales :
- choisir des espèces productrices de pollen et de nectar
Listes des espèces implantables en haies : http://www.jacheres-apicoles.fr/gallery_files/documents/Especes_pour_les_haies.pdf
- adopter des pratiques d’entretien favorables à la biodiversité (ne pas tailler les haies pendant leur période de floraison ou encore attendre que les oiseaux venus y nicher aient fini leur cycle de reproduction)
4.LIMITER LES PHYTOCIDES (engrais, désherbants…)
– ne traiter que lorsque cela est nécessaire
- respecter les conditions d’emploi indiquées sur l’étiquette
- traiter en dehors de heures de butinage (le matin, ou encore après 18h, en dehors de la présence d’insectes)
- traiter en absence de vent
Les jachères à intérêt apicole ne sont pas seulement bénéfiques aux abeilles, mais également pour d’autres espèces : tous les autres hyménoptères pollinisateurs, ainsi que de nombreux insectes d’autres ordres (coléoptères, lépidoptères, diptères…) qui consomment pollen et nectar.
La mesure des bénéfices ne doit pas non plus se limiter aux insectes : certaines espèces d’oiseaux, ou de gibier, peuvent trouver dans ces parcelles des refuges pour la nidification ou des sources de nourriture.

SOURCE : http://www.jacheres-apicoles.fr/index/chap-accueil_gp/
Séminaire Blanc au Mont Ventoux
Séminaire de fin d’année au Ventoux avec l’équipe Archytecta

Nouvelle Agence ARCHYTECTA
9 mars 2011 par debora
Classé dans Vie de l'agence
Nouvelle agence Ossature bois située 3361 Chemin de la Peyrière à Carpentras



